Les retraites, facteur d’affirmation de la vraie gauche!

Le problème des retraites n’est pas nouveau, mais depuis la publication du rapport du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) qui nous parle des futurs déficits et la réforme Sarkozy, c’est devenu un sujet central et qui marque les clivages…

Mais il y a ici divers problèmes. Premièrement, c’est un rapport qui fait des prévisions à 40 ans, chose complètement insensée alors que l’on est justement dans une période trouble qui continuera (sous d’autres formes) quelques décennies, et il est donc stupide de faire ces prévisions, qui remplaceront les prévisions faites il y a quelques années, qui elles-mêmes ont remplacées d’autres prévisions, plus mauvaises les unes que les autres…

Cependant, sur le fond, il est intéressant de savoir quelle est notre position à propos du fait que nous vivons plus longtemps qu’il y a 30 ans, et du rôle des “seniors” dans nos sociétés. Et c’est là que l’on peut comprendre quels sont les clivages réels!

Mettant de côté la position de la droite, qui ne nous surprend pas, il y a disons 3 formes différentes de répondre à cette question:

1/ Le “care” d’Aubry et du PS

Il s’agit d’un concept qui se résume dans ce paragraphe:

Mais il faut aller plus loin, vers une société du soin : une aide de qualité aux personnes fragilisées, le traitement des grandes dépendances, les soins corporels et vitaux quotidiens. C’est aussi mieux reconnaître, mieux former et mieux rémunérer ceux qui apportent ces soins et en exercent la lourde responsabilité. L’allongement de la vie a des effets économiques positifs grâce aux nouveaux emplois de proximité liés à l’aide à la personne.

Le “care” c’est donc créer de l’emploi autour des vieux, pour les laver, leur changer les couches, etc… (pardon pour mon language cru…) Une vision magnifique d’avenir donc. Aubry est une visionnaire, elle a de l’ambition. Bravo!

2/ La position de Strauss-Kahn et de la social-démocratie aux présidentielles

Strauss-Kahn a d’abord dit qu’il ne fallait pas avoir de mur idéologique sur les 60 ans. Il ne sera pas contre la réforme actuelle, étant donné qu’il l’approuve depuis ses bureaux du FMI à Washington. Voici un passage de ce que recommande le FMI pour les pays européens en général:

D’importantes réformes de long terme (en particulier concernant les retraites et le système de santé), ne produiraient que des économies limitées dans l’immédiat, mais auront des effets positifs et significatifs en termes de crédibilité auprès des marchés financiers et sur la demande intérieure”

Et son futur ami François Bayrou définit d’ailleurs Strauss-Kahn comme une personne qui cherche à marier bon sens et justice, ce qui dans le langage néolibéral de la pensée unique dominante, signifie être capable de faire des réformes que le peuple ne veut pas, donc contre sa volonté, car il est “responsable”.

La “responsabilité“, c’est le concept néólibéral magique, que d’ailleurs reprend Michel Rocard quand il nous dit que cette réforme Sarkozy est plutôt bonne, et qu’il nous dit que le PS est dans une “impossibilité de dialogue“. Cette impossibilité de dialogue, cela signifie ne pas être capable d’être responsable et de voir qu’il faut mener des réformes à bien, même si le peuple est contre.

3/ La position de la vraie gauche

Elle est simple, logique, rationnelle, et nous permet d’avoir une vision claire du problème réel… Premièrement, le problème n’est pas de déficits des retraites. Le problème vient du fait que les éxonérations, cadeaux et niches fiscales, représentent bien plus que le déficit (bcp bcp plus!), selon la Cour des Comptes, 150 milliards d’euros par an (chiffre rapporté par Jacques Généreux, économiste proche du PG), c’est-à-dire, si je me trompe pas, le total des recettes fiscales de l’Etat chaque année!!

La conclusion simple et trancendante est la suivante:

Les déficits futurs ne sont pas le problème. Le problème, c’est l’argent qui ne rentre pas dans les caisses de l’Etat, en grande partie parce que l’Etat libéral moderne est le petit chien des marchés et des intérêts économiques et financiers!

Le problème n’est donc pas futur, il est actuel. C’est un problème de classes. Les élites politico-économiques ne veulent pas modifier la répartition de la richesse de leur propre chef.

Il va donc falloir leur reprendre de force!

Je vous invite à écouter et lire Jean-Luc Mélenchon sur ce point. C’est un problème de rapport de force. Plus nombreux nous serons à nous rendre compte de cette situation, plus forte sera la pression, et plus rapidement nous jetterons aux ordures ce système de vol systématique des citoyens aux profits de quelques-uns!

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