Paolo Paranagua, journaliste au Monde, et digne défenseur de la digne droite latinoaméricaine…

Voici un article qui nous parle du meurtre d’une française à Quito.

L’auteur est Paolo A. Paranagua, qui a déjà écrit un grand nombre d’articles à charge à l’encontre de tous les gouvernements réformateurs de gauche du continent.

Au beau milieu de l’article apparaît cette phrase, sortie de nulle part:

¨Jusqu’à récemment, Quito ignorait l’insécurité, un fléau qui secoue les principales villes d’Amérique latine. La crise économique, l’instabilité politique et sociale, le chômage et la désintégration familiale ont fini par produire leur lot de violences. Selon les statistiques de la police locale, les homicides sont en nette augmentation

Ça paraît anodin, on rappelle les peurs et les stéréotypes que l’on a des villes latinoaméricaines, et on ajoute à ça, bien (sous-)entendu, le nécessaire rappel des méfaits du gouvernement de gauche au pouvoir!

L’auteur précise que “jusqu’à récemment” tout allait bien, et puis d’un coup d’un seul, tout est arrivé:

  • un gouvernement de gauche radicale, (radicale parce qu’il est vraiment à gauche tout simplement!)
  • qui est responsable de ne pas avoir su gérer la crise économique (alors que c’est tout simplement un des pays du continent qui a résisté le mieux a la crise)
  • qui est responsable de l’instabilité politique et sociale (c’est le cas quand on a une majorité de la population qui soutient un Président réélu, qui affronte les intérêts de l’oligarchie de droite qui a perdu le pouvoir après des siècles d’exploitation du peuple, avec son bras droit, les médias!)
  • et qui est d’ailleurs responsable, tenez-vous bien, de la désintégration familiale, rien que ça.

Ce doit bien être ce maudit gouvernement gauchiste qui est responsable de tout ça, puisque jusqu’à récemment, tout allait bien, nous dit Paolo…

PS: Pour ceux qui noteront qu’il est y a des tensions en Equateur à propos de l’exploitation du pétrole et aux autres ressources naturelles, je vous invite à ne pas inventer de lien direct entre luttes sociales dans des milieux ruraux/indigènes, et la délinquance et les violences urbaines.

PPS: Un commentaire de l’article est apparu sur le site du Monde. Le voici: “La crise économique, l’instabilité politique et sociale, le chômage et la désintégration familiale ont fini par produire leur lot de violences” C’est à cause des gouvernants de ces pays et de leurs politiques sociale et économique communistes!!…vivement que de vrai -ultra- liberaux prennent le pouvoir!! -sic- “

On est sur la même ligne!

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